Face aux conséquences économiques des incendies de l’été 2026, les pouvoirs publics ont adapté les règles de l’activité partielle afin de soutenir les entreprises les plus directement affectées. Certaines TPE et PME peuvent notamment obtenir une compensation intégrale de l’indemnité d’activité partielle versée aux salariés. D’autres entreprises, touchées de manière plus indirecte, peuvent également solliciter le dispositif sous réserve de pouvoir démontrer la réalité de leurs difficultés.
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Les incendies survenus durant l’été 2026 peuvent conduire les entreprises à interrompre totalement leur activité, à réduire les horaires de travail ou à rencontrer des difficultés importantes de fonctionnement. Le Gouvernement a parallèlement renforcé la prise en charge financière pour certaines entreprises directement touchées par les incendies. 1) Une aide exceptionnelle permettant de neutraliser le coût de l’activité partielle Dans le régime habituel de l’activité partielle, le salarié reçoit de son employeur une indemnité correspondant à 60 % de sa rémunération horaire brute de référence, dans les limites prévues par la réglementation. L’entreprise bénéficie ensuite d’une allocation financée par l’État et l’Unédic. Dans le régime de droit commun, celle-ci correspond à 36 % de la rémunération horaire brute de référence. Pour les entreprises remplissant les conditions du dispositif exceptionnel, l’allocation versée à l’employeur est portée au niveau de l’indemnité due au salarié. Le coût correspondant à l’indemnisation légale des heures chômées est ainsi compensé par l’aide publique : le reste à charge lié à cette indemnité est neutralisé. Le dispositif a initialement été annoncé pour certaines entreprises de Gironde et des Landes. Depuis, le ministère du Travail a annoncé l’entrée en vigueur de l’aide exceptionnelle concernant les TPE-PME touchées par les incendies en Gironde, dans les Landes et dans le Var. 2) Quelles entreprises peuvent bénéficier de la prise en charge exceptionnelle ? Le mécanisme renforcé n’a pas vocation à s’appliquer automatiquement à toutes les entreprises connaissant une baisse d’activité durant la période des incendies. 3) Une période exceptionnelle d’indemnisation Pour les entreprises éligibles au mécanisme annoncé à la suite des incendies de Gironde et des Landes, la prise en charge renforcée a été prévue pour les heures chômées comprises entre le 20 juillet et le 31 août 2026. 4) Conséquence en paie Le mécanisme ne doit donc pas être interprété comme une augmentation de l’indemnité versée au salarié. 5) Entreprises indirectement touchées : l’activité partielle reste possible Toutes les entreprises affectées économiquement par les incendies ne sont pas nécessairement implantées dans une zone évacuée ni directement sinistrées. Dans ces hypothèses, l’autorisation n’est pas automatique. Les services de l’État examinent la situation de l’entreprise au regard de la réalité et de l’importance des difficultés rencontrées. 6) L’impossibilité pour un seul salarié de venir travailler ne suffit pas nécessairement Une distinction doit également être opérée entre la difficulté rencontrée par l’entreprise et la situation individuelle d’un salarié. 7) Quelle situation pour les salariés intérimaires ? L’activité partielle peut également concerner les entreprises de travail temporaire. 8) Bâtiment et travaux publics : attention au chômage-intempéries 9) Et pour les entreprises déjà couvertes par l’APLD Rebond ? Les entreprises ayant mis en place une activité partielle de longue durée Rebond (APLD-R) relèvent d’un régime distinct. 10) Comment déposer une demande d’activité partielle ? La demande doit être adressée à la DDETS compétente pour l’établissement, par l’intermédiaire du portail officiel consacré à l’activité partielle. 11) Le CSE doit-il être consulté ? Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le comité social et économique doit intervenir dans la procédure. 12) Autorisation et remboursement : deux démarches à ne pas confondre 13) Les réflexes à adopter côté paie et administration du personnel Pour les services paie et RH, plusieurs vérifications doivent être réalisées avant de traiter une période d’activité partielle liée aux incendies. Enfin, une heure travaillée ne peut naturellement pas être simultanément déclarée comme heure chômée au titre de l’activité partielle. La traçabilité du temps de travail constitue donc un élément essentiel de sécurisation du dispositif. À retenir Les entreprises affectées plus indirectement ne sont pas pour autant exclues du dispositif, mais elles doivent être capables de démontrer que les conséquences des incendies provoquent effectivement une interruption ou une réduction suffisamment caractérisée de leur activité. |
A votre écoute.
Christophe Porcher


